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La méthode des trois bocaux : élever des enfants responsables financièrement et leur enseigner rapidement de saines habitudes d’épargne

    Rédigé par : Eric Brotman
    Source : Forbes

On me pose souvent la question suivante : « Comment puis-je enseigner à mes enfants la valeur de l’argent? »

Il n’y a pas qu’une seule réponse possible à cette question. Il n’existe pas non plus de méthode universelle. En fait, il est possible d’aborder cette question de mille et une façons. Cela dit, j’aimerais vous faire part de la méthode que j’ai utilisée pour introduire ma propre fille aux finances alors qu’elle n’avait que 9 ans. Non seulement cette méthode l’a-t-elle encouragée à commencer à épargner tôt pour son avenir, mais elle l’a aussi incitée à faire preuve de générosité et a permis de susciter l’un des plus profonds sentiments de fierté que j’ai pu éprouver en tant que père.

Voici donc l’approche que j’ai utilisée.

La méthode des trois bocaux.

Lorsque ma fille est venue nous voir, mon épouse et moi, pour nous demander de l’argent de poche, j’ai saisi cette occasion non seulement pour lui donner de l’argent, mais aussi pour lui enseigner la valeur d’un dollar. Nous nous sommes réunis en famille et avons établi une liste de tâches simples qui convenait à une enfant de son âge ainsi qu’un montant en dollars qui, selon nous, était une rémunération équitable : 5 $ par semaine.

Cependant, je ne voulais pas en rester là. J’ai emmené ma fille dans un magasin d’artisanat et nous avons acheté trois bocaux. À notre retour à la maison, elle les a identifiés à l’aide de trois étiquettes : « long terme », « charité » et « loisirs ».

Chaque semaine, une fois ses tâches terminées, nous lui remettions cinq billets de 1 $ et lui demandions de déposer 1 $ dans le bocal « long terme », 1 $ dans le bocal « charité » et les 3 $ restants, dans les bocaux de son choix.

Enseigner l’épargne.

Le bocal « long terme » était son compte d’épargne. L’argent qu’il contenait augmentait chaque semaine, et lorsque ma fille a fini par le remplir, je l’ai emmenée à la banque. Nous avons ouvert un compte d’épargne de base et y avons déposé le contenu du bocal.

La plupart des comptes d’épargne de base offrent très peu d’intérêts, et ses modestes économies mensuelles n’allaient pas se traduire par un solde très élevé. Pour lui enseigner le concept de cotisations de contrepartie qu’elle devrait connaître lorsqu’elle serait plus âgée, j’ai déposé un montant correspondant à son épargne dans son compte. Elle a immédiatement constaté que son solde avait doublé et s’est sentie récompensée pour les efforts qu’elle a consentis afin d’accroître son épargne.  

Enseigner la philanthropie.

Lorsqu’elle a rempli le bocal « charité », nous avons recherché sur le Web des organismes qui partageaient ses valeurs et qu’elle tenait à aider. Nous avons choisi un organisme qui se consacre au bien-être des animaux et un autre qui vient en aide aux enfants malades.

Encore une fois, j’ai doublé le montant qu’elle avait mis de côté, puis nous sommes allés rencontrer les organismes de bienfaisance en question et leur avons remis ses dons. Il va sans dire que je savais très bien comment elle se sentait. Elle était rayonnante.

Qu’est-ce qui m’a rendu si fier?

C’est simple. Il s’agit de ma fille, et je suis fier de toutes ses réalisations et de ses bonnes décisions. Je dois toutefois admettre que cette expérience m’a surpris au plus haut point.

Chaque semaine, après que les premiers 2 $ aient été déposés dans le bocal « long terme » et le bocal « charité », je m’attendais à ce que les derniers 3 $ aillent directement dans le bocal réservé aux loisirs. C’était parfois le cas.

En revanche, ma fille a déclaré quelques semaines plus tard qu’elle avait économisé assez d’argent pour ses loisirs. Elle a donc redirigé son épargne vers ses objectifs à long terme ou des organismes de charité. En tant que conseiller en placements, j’ai naturellement adoré cette initiative et j’ai été très ému dans mon rôle de père.

Se voyant offrir des options dans lesquelles elle pouvait dépenser à sa guise et qui ne se limitaient pas à des jouets ou à des jeux, elle a décidé de son propre chef de mettre plus d’argent de côté pour son avenir ou un organisme de bienfaisance qui le méritait. Elle a accompli exactement ce que j’essaie d’encourager mes clients à faire tous les jours, et ce, à l’âge de neuf ans et sans aucune incitation.

La leçon à retenir :

Il n’est pas difficile d’enseigner à vos enfants à gérer de l’argent. Il leur faut simplement du temps, de la patience et la liberté nécessaire pour apprendre ces notions à leur manière.

Après plus de 20 ans dans le secteur des finances personnelles, j’ai constaté que personne ne semble être à l’aise de parler d’argent, surtout avec des enfants. Cela dit, le fait prendre le temps de parler de la valeur d’un dollar et de la façon dont celui-ci peut faire une différence dans le monde vaudra plus que vous ne le croyez. Et parfois, il suffit de quelques bocaux.

 

Cet article a été rédigé par Eric Brotman de Forbes et sa publication a été autorisée par le réseau d’éditeurs Industry Dive. Veuillez adresser toutes les questions sur les licences à legal@industrydive.com.






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