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Danseuse professionnelle de 28 ans, elle gagne plus de 50 000 $. Peut-elle accumuler une mise de fonds pour l’achat d’une propriété?

Rédigé par : Jenna Moon

Source : The Toronto Star

Âgée de 28 ans, Kate fait carrière dans la danse. Elle mène une vie chargée et souvent imprévisible, puisqu’elle voyage fréquemment pour participer à des spectacles et qu’elle enseigne en plus.

Elle est travailleuse autonome et son salaire varie entre 50 000 $ et 60 000 $ par an. Elle se demande s’il est possible d’épargner jusqu’à 10 000 $ par an pour un jour investir dans un bien immobilier.

Son horaire chargé signifie qu’elle a souvent l’impression de ne pas avoir le temps de cuisiner à la maison, si bien que Kate dépense beaucoup d’argent pour acheter des repas à emporter et du café pendant ses déplacements. Elle explique qu’elle est actuellement en tournée, c’est-à-dire qu’elle se déplace souvent d’une ville à l’autre et qu’elle est presque toujours en répétition.

Lors d’une journée typique, elle prépare son déjeuner à la maison avant de partir pour des répétitions, des essayages ou son travail parallèle de professeure de danse. Pour le dîner, Kate achète quelque chose à emporter – habituellement « quelque chose du genre “restauration rapide” », dit-elle, en ajoutant qu’elle prépare rarement son souper et qu’elle le commande souvent.

Les fins de semaine sont rarement un répit dans son horaire chargé, car les spectacles ont lieu n’importe quel jour de la semaine. Lorsqu’elle a une ou deux journées de libres, Kate sort avec des amis dans un bar ou un bon restaurant, et elle rencontre parfois des amis pour une promenade matinale et un café.

Kate veut savoir comment mieux faire travailler son argent pour elle et augmenter son épargne et éventuellement quitter la maison de trois chambres à coucher de la Little Italy qu’elle partage avec deux colocataires.

Nous lui avons demandé de nous faire part de ses achats pendant une semaine afin d’avoir une meilleure idée de ce qu’elle dépense.

L’expert : Jason Heath, directeur général de Objective Financial Partners Inc., à propos de la situation de Kate.

Kate est une danseuse professionnelle de 28 ans qui maîtrise bien son budget, même si elle n’épargne pas d’un mois à l’autre. La plupart des millénariaux disent avoir des dépenses mensuelles qui sont nettement inférieures à leur revenu après impôt, ce qui suggère qu’ils devraient épargner beaucoup. Certains épargnent, en effet, mais nombre d’entre eux ont des flux de trésorerie neutres, voire négatifs, et ont des problèmes de dettes, ce qui signifie qu’ils sous-estiment probablement leurs dépenses.

Le budget de Kate s’élève à près de 4 000 $ par mois et son revenu après impôt est à peu près le même. Si elle veut atteindre son objectif d’épargne de 8 000 $ à 10 000 $ par an, elle ne peut le faire qu’en augmentant son revenu ou en réduisant ses dépenses.

En tant que danseuse professionnelle, son revenu est variable, mais elle a la possibilité de travailler davantage et de gagner davantage. Elle a sans doute plus de contrôle sur ses dépenses et quelques éléments attirent l’attention. La plupart du temps, elle achète son dîner, habituellement dans une chaîne de restauration rapide. Peut-être qu’un sous-marin à 10 $ ne semble pas très cher, mais on pourrait probablement faire un sandwich à la maison pour quelques dollars.

Elle commande un repas pour la majorité de ses soupers. Non seulement les aliments coûtent plus cher que lorsqu’ils sont préparés à la maison, mais à cela s’ajoutent les frais de livraison, et le pourboire.

Le fait de réduire le nombre de repas à emporter et les livraisons semble être une solution évidente pour essayer d’améliorer les flux de trésorerie et commencer à épargner.

Je remarque que Kate n’a pas de frais d’assurance dans son budget mensuel. Étant donné qu’elle gagne sa vie en dansant, si elle devait se blesser, cela pourrait limiter sa capacité de travailler. Une assurance invalidité pourrait atténuer ce risque et remplacer une partie de son revenu si elle ne peut pas travailler. Il pourrait s’agir d’une dépense supplémentaire, mais c’est quelque chose à prendre en considération pour sa planification financière globale.

Étant donné que le revenu de Kate varie d’un mois à l’autre, son épargne devrait probablement commencer par un fonds d’urgence. Un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) assorti d’une composante d’épargne à intérêt élevé est vraisemblablement la meilleure solution. Au fil du temps, elle pourrait envisager d’épargner à moyen terme pour une maison ou à long terme pour la retraite dans des placements boursiers plus risqués. Il faudra toutefois reporter la gratification et vivre sous ses moyens.

Résultats Elle a dépensé moins. Dépenses de la première semaine : 1 788,85 $ Dépenses de la deuxième semaine : 512 $.

Ce qu’elle pense avoir fait : Kate se sent beaucoup plus à l’aise avec ses dépenses après avoir passé deux semaines à se concentrer sur ses finances, dit-elle.

« J’ai fait certainement plus attention lorsque je dépensais pour de la nourriture », affirme-t-elle. Au cours de la deuxième semaine, Kate a fait l’épicerie et n’est sortie que deux fois pour souper – une baisse importante par rapport à la semaine précédente.

« J’ai fait de mon mieux pour préparer le plus grand nombre de repas possible, même pendant mes journées les plus chargées », affirme Kate.

Points à retenir : Après une semaine à surveiller de près ses dépenses, Kate considère qu’elle est mieux placée pour commencer à épargner.

Elle affirme que le fait de se soucier de l’argent peut être « stressant, mais aussi gratifiant d’une certaine façon ». Pendant ses journées de travail, elle a essayé de faire attention à ses dépenses.

« J’étais extrêmement consciente de chaque transaction que j’effectuais », raconte Kate, ajoutant qu’elle envisage de donner suite à certaines des suggestions de M. Heath pour augmenter son épargne et peut-être ajouter une assurance à son budget mensuel.

Elle a aussi fait beaucoup d’efforts pour choisir de ne pas dépenser l’argent dont elle disposait. Dans l’ensemble, Kate a hâte de voir son revenu variable travailler plus fort pour elle.

Jenna Moon est une journaliste d’affaires de Toronto qui se concentre sur les finances personnelles et l’abordabilité.   

 

Cet article a été rédigé par Jenna Moon du Toronto Star et sa publication a été autorisée légalement par le biais de Content Marketplace d’Industry Dive. Pour toute question sur les droits de reproduction, écrivez à legal@industrydive.com.




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