Est‑ce toujours un bon moment pour investir?

Est‑ce toujours un bon moment pour investir?

À retenir :
  • Les fluctuations des marchés font partie intégrante de l’investissement, particulièrement en période d’incertitude.
  • L’histoire montre que les marchés se sont souvent redressés avec le temps, même si la trajectoire des reprises peut varier.
  • Tenter d’anticiper le marché est complexe et peut vous faire manquer des occasions de croissance.
  • Si les liquidités peuvent sembler rassurantes à court terme, l’investissement offre généralement de meilleures perspectives de croissance et de capitalisation à long terme.
  • La diversification et une approche axée sur le long terme peuvent vous aider à composer avec la volatilité des marchés avec davantage de confiance.

Lorsque les marchés sont agités, il est tout à fait compréhensible d’éprouver des inquiétudes à l’égard de ses investissements. Entre les tensions géopolitiques, l’incertitude économique et les fluctuations des marchés mises de l’avant dans l’actualité, il est facile de douter. Or, la volatilité est une composante normale de l’investissement et peut même créer des occasions sur le long terme. Ce qui compte vraiment, c’est la manière d’y faire face.

En s’appuyant sur les tendances historiques des marchés et en adoptant une vision à long terme, il devient plus facile de naviguer à travers l’incertitude avec confiance. Voici ce que vous devez savoir.

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La volatilité des marchés à travers le temps

Au fil des décennies, les marchés ont traversé des périodes de volatilité liées à des guerres, des récessions, des crises financières et des crises sanitaires mondiales. Même si aucun repli n’est identique, les marchés ont souvent fini par se redresser avec le temps, bien que le rythme de la reprise ait varié de quelques mois à plusieurs années.

Même s’il est impossible de garantir les résultats futurs, il est rassurant de savoir que les cycles de marché ont toujours comporté des périodes de repli suivies de reprises. Le graphique ci‑dessous présente cinq des plus importantes baisses des marchés depuis 1990, ainsi que les phases de reprise qui ont suivi.

 

La réaction des marchés lors des crises historiques

Événement

Réaction des marchés

Évolution dans le temps

Guerre du Golfe (1990‑1991)

Après l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990, l’indice S&P 500 a reculé d’environ 16 % entre son sommet de juillet et son creux du 11 octobre 1990.

Les marchés ont commencé à se redresser peu après le choc initial, retrouvant leurs niveaux de juillet au 11 février 1991.

Éclatement de la bulle technologique (2000‑2002)

En raison d’un rajustement marqué des valorisations dans le secteur des technologies, le S&P 500 a chuté d’environ 42 % entre le 10 mars 2000 et le 4 octobre 2002.

La reprise s’est faite graduellement, l’indice atteignant un nouveau sommet en 2007.

Crise financière mondiale (2007-2009)

Après l’effondrement du marché immobilier et une crise du crédit, le S&P 500 a plongé d’environ 57 % entre le 9 octobre 2007 et le 9 mars 2009.

Les marchés se sont redressés et ont récupéré ces pertes le 28 mars 2013.

Pandémie de COVID-19 (2020)

Sous l’effet des mesures de confinement, le S&P 500 a reculé d’environ 34 % entre le 19 février et le 23 mars 2020, marquant l’une des entrées en marché baissier les plus rapides de l’histoire.

L’indice a atteint de nouveaux sommets historiques dès le 18 août 2020, enregistrant l’une des reprises les plus rapides jamais observées après un krach majeur.

Marché baissier de 2022 (inflation et guerre en Ukraine)
 

En raison de l’inflation élevée et du début du conflit en Ukraine, le S&P 500 a chuté d’environ 25 % entre son sommet du 3 janvier et son creux du 12 octobre 2022.

Après une période marquée par une forte volatilité, l’indice a atteint un nouveau sommet historique le 19 janvier 2024.

Remarque : les liens ci-dessus sont en anglais.

Examiner la réaction des marchés face à des événements passés permet de mieux mettre en perspective la volatilité actuelle. Si l’histoire montre que les marchés se sont souvent remis de périodes de volatilité temporaire, le rendement passé ne garantit pas les résultats futurs. Cela dit, reconnaître cette tendance peut vous aider à vous concentrer sur vos objectifs à long terme plutôt que de réagir aux fluctuations à court terme.

 

Tenter d’anticiper le marché fonctionne rarement

Lorsque les marchés reculent, il peut être tentant de vendre ses placements et d’attendre un environnement plus stable avant de réinvestir. Le défi, c’est qu’il est extrêmement difficile de déterminer le bon moment pour sortir du marché… et y revenir.

Les marchés rebondissent souvent lorsqu’on s’y attend le moins, et certaines des meilleures séances boursières sont survenues peu après des reculs marqués. En vous retirant du marché vous risquez donc de manquer ces reprises, ce qui pourrait avoir un effet marqué sur les résultats à long terme. Par exemple, entre 2002 et 2021, sept des meilleures séances du S&P 500 ont été enregistrées dans les deux semaines suivant ses dix pires séances. Si la vente peut réduire certaines pertes à court terme, elle peut aussi priver de gains substantiels par la suite.

Au lieu de réagir aux fluctuations à court terme, il vaut mieux privilégier une vision d’investissement à long terme. Cette approche mise sur le maintien des placements à travers les cycles de marché, en gardant à l’esprit que les variations à court terme sont difficiles à prévoir et que la régularité et la patience favorisent l’atteinte des objectifs à long terme.

 

Rester à l’écart des marchés peut être coûteux

Détenir des liquidités peut sembler rassurant en période de volatilité et joue un rôle important pour les besoins à court terme ou l’épargne d’urgence. Toutefois, l’argent mis de côté en vue d’objectifs à long terme peut voir son pouvoir d’achat s’éroder avec le temps s’il demeure non investi, et pourrait ne pas profiter du potentiel de croissance lié à la capitalisation.

Par exemple, un montant de 10 000 $ conservé dans un compte d’épargne offrant un taux d’intérêt annuel de 2 % sur cinq ans peut préserver sa valeur nominale. Toutefois, une fois l’inflation et l’impôt pris en compte, le pouvoir d’achat réel se situe généralement sous le montant initial. À l’inverse, investir ce même 10 000 $ à un taux de rendement annuel hypothétique de 6 % dans un contexte d’inflation de 2 % pourrait produire environ 12 121 $ sur la même période.

Garder des liquidités sous la main peut sembler sécurisant à court terme, mais l’investissement offre à votre argent le potentiel de croître et de se multiplier avec le temps.

Utilisez la calculatrice de croissance de Fidelity pour voir comment vos placements peuvent évoluer au fil du temps.

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Comment composer avec la volatilité des marchés en toute confiance

Pour faire face à l’incertitude, la diversification demeure une stratégie clé. Elle consiste à répartir les placements entre différentes catégories d’actifs, différents secteurs et différentes régions. Bien qu’elle ne puisse éliminer le risque, la diversification peut réduire l’impact des fluctuations propres à un segment précis du marché.

Les solutions diversifiées, comme les FNB Fidelity Simplifié, peuvent jouer un rôle dans cette approche. Ces FNB offrent une exposition diversifiée aux marchés mondiaux au moyen d’un seul fonds et sont automatiquement rééquilibrés au fil du temps, ce qui favorise une répartition des actifs cohérente avec vos objectifs à long terme.  

La structure d’un portefeuille et l’horizon temporel constituent des facteurs déterminants des résultats de placement. Plutôt que de tenter d’éviter entièrement la volatilité, les approches à long terme privilégient généralement la continuité à travers les cycles de marché.

 

Conclusion

Il est important de garder à l’esprit que la volatilité fait partie intégrante de l’investissement. Bien que réagir aux mouvements à court terme puisse procurer un certain apaisement, il est souvent plus bénéfique de se concentrer sur ses objectifs à long terme. Plutôt que de vous demander si vous devriez continuer d’investir en ce moment, il peut être préférable de déterminer si votre plan de placement correspond toujours à vos objectifs, à votre échéancier et à votre niveau de risque.

L’accompagnement d’un conseiller ou d’une conseillère en placements peut s’avérer précieux pour examiner la situation, obtenir une perspective éclairée en période d’incertitude et élaborer un plan qui vous permet de faire face aux cycles de marché avec confiance.