Perspectives des FNB : analyse d’Étienne Joncas Bouchard – 18 mars 2026

Perspectives des FNB : analyse d’Étienne Joncas Bouchard – 18 mars 2026

Les marchés ont commencé l’année sous le signe de la complexité. Les tensions géopolitiques, les attentes changeantes concernant l’inflation et les débats constants sur l’intelligence artificielle (IA) continuent d’orienter de nombreuses discussions sur les portefeuilles.

 

Étienne Joncas Bouchard, directeur en chef, FNB et stratégies non traditionnelles, a récemment fait le point sur les flux de capitaux dans le secteur des FNB, les actions qui se relayent au sommet des marchés et la façon dont les conseillers et conseillères structurent les portefeuilles dans le contexte actuel. Ses observations ont fait ressortir un thème constant : malgré l’incertitude, le public investisseur demeure engagé et son utilisation des FNB illustre clairement ses préférences en matière de répartition.

Les flux de FNB demeurent résilients

M. Joncas Bouchard a souligné que les flux de capitaux investis dans les FNB sont demeurés résilients, avec trois mois consécutifs de solides rentrées en décembre, janvier et février. En février, les flux nets investis dans les FNB ont atteint environ 19,5 milliards de dollars, ce qui témoigne de la participation soutenue du public investisseur malgré la récente volatilité des marchés et l’incertitude géopolitique.

Les FNB d’actions ont représenté une part importante de cette activité, soit environ 12 milliards de dollars. Bien que les flux se soient modérés légèrement après la fin de la saison des régimes enregistrés d’épargne-retraite, M. Joncas Bouchard a insisté sur le fait que la demande globale de FNB est demeurée solide.

Au niveau sectoriel, le positionnement a changé de façon significative. Les FNB du secteur des produits financiers ont connu des sorties de capitaux d’environ 1 milliard de dollars, tandis que ceux du secteur de l’énergie ont recueilli environ 250 millions de dollars, ce qui reflète la hausse des prix du pétrole et une sensibilité accrue aux tendances inflationnistes et aux perspectives de taux d’intérêt.

 

Les actions internationales demeurent en tête

Un thème marquant dans l’analyse de M. Joncas Bouchard a été la vigueur soutenue de la demande d’actions internationales. Plus de la moitié des flux de FNB d’actions de février ont été dirigés vers les marchés internationaux, prolongeant une tendance qui a commencé au début de l’année dernière et s’est accélérée depuis.

Il a souligné qu’au Canada, la demande d’actions internationales est largement supérieure à la demande d’actions des États-Unis et que les actifs des FNB d’actions internationales dépassent maintenant les actifs des FNB d’actions canadiennes. Ce changement illustre le fait que la diversification mondiale occupe désormais une place plus centrale dans la construction des portefeuilles et n’est pas seulement un simple outil de répartition tactique.

Pour les conseillers et conseillères, cela donne un aperçu pertinent du comportement de la clientèle : les gens semblent de plus en plus à l’aise de répartir le capital entre les régions pour élargir les possibilités.

 

Analyse des facteurs sur les marchés mondiaux

Le rendement factoriel a varié selon la région, mais quelques tendances évidentes se sont dessinées. Sur les marchés internationaux développés, la valeur a joué un rôle de premier plan au cours de la dernière année, soutenue par l’exposition aux secteurs cycliques et les valorisations plus attrayantes par rapport aux récentes tendances aux États-Unis.

Le momentum a également gagné du terrain, en particulier parce que les chefs de file sectoriels et régionaux ont été plus nombreux. Cette dynamique contraste avec les phases antérieures du marché qui étaient dominées par un plus petit nombre de titres.

Le momentum a également été présenté comme un outil complémentaire pour les portefeuilles. Bien que cela puisse sembler contre-intuitif, son approche systématique permet aux portefeuilles de maintenir une exposition aux segments affichant une vigueur soutenue, là où le public investisseur hésite souvent à investir directement.

Au Canada, le momentum s’est démarqué l’an dernier, soutenu par des domaines comme les métaux précieux. L’idée générale ne portait pas sur la poursuite du rendement, mais plutôt sur la façon dont les stratégies factorielles peuvent ajouter de la diversification en complément des approches plus traditionnelles.

 

Regain d’intérêt pour la valeur aux États‑Unis

Aux États-Unis, l’attention s’est portée sur la concentration du marché et les répercussions de la croissance progressive du nombre de sociétés dominantes. Bien que les principaux indices aient connu des difficultés depuis le début de l’année, un éventail plus large de titres et de secteurs commence à contribuer aux rendements.

Ce contexte a ravivé l’intérêt pour les stratégies de valeur américaines, en particulier à des fins de diversification au-delà des titres technologiques fortement pondérés. L’exposition à la valeur a également été associée aux sociétés fournissant du matériel en lien avec les dépenses en immobilisations dans l’IA, comme les secteurs de l’industrie, des matériaux et des produits financiers qui soutiennent la construction d’infrastructures plutôt que les technologies phares.

La sensibilité à l’inflation a également fait partie de la discussion. Par le passé, la valeur a joué un rôle pendant les périodes où l’inflation est plus élevée que prévu, un point qui gagne en pertinence compte tenu de la hausse des prix de l’énergie et des tensions géopolitiques.

 

Comprendre les FNB Fidelity Simplifié

Les FNB Fidelity Simplifié continuent de gagner en popularité en tant que solutions simplifiées et diversifiées à l’échelle mondiale. Ces portefeuilles combinent des placements en actions et en titres à revenu fixe, un rééquilibrage systématique et des cibles de répartition de l’actif définies, offrant une clarté en matière de construction de portefeuille.

Ils sont utilisés de différentes façons, parfois comme solution autonome, parfois comme répartition de base dans des modèles discrétionnaires plus larges. Le rendement a contribué de façon importante à la croissance, tout comme la constance et la facilité d’utilisation.

L’inclusion d’une petite répartition en bitcoins a également été abordée. L’objectif est la diversification, soigneusement équilibrée par rapport à la volatilité. Les répartitions demeurent modestes et sont rééquilibrées afin d’éviter les risques exagérés. En fait, la volatilité du portefeuille demeure principalement attribuable aux placements de base en actions et en titres à revenu fixe.

Les marchés émergents ont été évoqués comme une considération potentielle dans le futur, bien que les portefeuilles actuels privilégient d’abord la mise en place des bons outils avant d’accroître l’exposition.

 

En conclusion

Dans l’ensemble, le message demeure réfléchi et concret. Les conseillers et conseillères ont recours à des FNB pour conserver leurs placements, les diversifier à l’échelle mondiale et structurer leurs portefeuilles de manière éclairée, sans miser sur un seul scénario en particulier.

 

Dans un contexte où l’incertitude persiste, ces choix de positionnement mettent l’accent sur l’équilibre, la flexibilité et la résilience à long terme du portefeuille.