Aide financière aux études au Canada : ce qu’il savoir avant d’emprunter
Chaque année, plus d’un demi-million de Canadiennes et Canadiens contractent des prêts étudiants pour couvrir leurs frais de scolarité, leurs manuels et leurs dépenses courantes. Pourtant, bon nombre d’entre eux ne comprennent pas bien le fonctionnement de ces prêts ni la façon de gérer leur remboursement.
Une bonne compréhension des options qui s’offrent à vous maintenant peut faire en sorte que vous terminiez vos études sur une base financière bien plus solide.
Les prêts étudiants au Canada
Au Canada, il existe généralement deux façons d’emprunter, soit par l’intermédiaire des programmes gouvernementaux ou des institutions financières privées. Il est courant que les étudiantes et étudiants comptent sur deux sources de financement ou plus pour payer leurs frais de scolarité, notamment des prêts gouvernementaux, des bourses d’études, de l’aide de leur famille, des cartes de crédit et des marges de crédit.
Les options offertes par le gouvernement : le Programme canadien d’aide financière aux étudiants
Dans le cadre du Programme canadien d’aide financière aux étudiants, le gouvernement fédéral collabore avec les provinces et les territoires pour offrir deux types d’aide :
- les prêts : sommes empruntées que vous devez rembourser, généralement à partir de six mois après la fin de vos études;
- les subventions : sommes non remboursables accordées en fonction de vos besoins financiers.
Il n’y a aucun intérêt sur la portion fédérale des prêts étudiants canadiens. Toutefois, des intérêts peuvent s’appliquer à la portion provinciale ou territoriale. Certaines régions offrent même des programmes d’exonération de remboursement pour les personnes admissibles.
Les critères d’admissibilité varient selon la province ou le territoire de résidence. Il est important de vérifier auprès du bureau d’aide financière de votre établissement d’enseignement.
Les options offertes par le privé : banques et institutions financières
Si vous atteignez le plafond des programmes gouvernementaux ou si vous n’y êtes pas admissible, vous pourriez devoir vous tourner vers une institution financière. Les taux d’intérêt des prêts bancaires sont habituellement plus élevés que ceux des prêts gouvernementaux.
Contrairement aux programmes gouvernementaux, les prêts privés exigent souvent un remboursement presque immédiat (généralement en fonction d’un cycle de 30 jours). De plus, ils ne prévoient habituellement pas de période sans intérêt ni d’exonération de remboursement.
D’autres façons de financer vos études
Les prêts ne sont pas la seule solution. Les fonds non remboursables vous permettent de recevoir de l’argent sans avoir à le rembourser. Parmi ces options figurent :
- les bourses d’aide financière, qui sont attribuées en fonction des besoins financiers démontrés. Vous pouvez demander à votre bureau d’aide financière la liste des programmes offerts.
- les subventions, qui sont souvent accordées selon les besoins financiers, bien que d’autres critères, comme le rendement scolaire, puissent également être pris en compte. Certaines sont destinées à des groupes particuliers, par exemple les étudiants et étudiantes adultes, les personnes en situation de handicap ou ceux et celles qui poursuivent des études dans certains domaines précis.
- les bourses d’études, qui sont accordées en fonction du mérite scolaire, par exemple le maintien d’une certaine moyenne générale. Certaines sont réservées à des groupes particuliers, comme les femmes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM) ou les étudiants et étudiantes provenant de régions déterminées.
- les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) exigent une planification, mais ils peuvent vous aider à disposer des sommes nécessaires pour poursuivre des études postsecondaires tout en offrant des avantages fiscaux. Tout adulte peut ouvrir un REEE afin d’épargner pour les études postsecondaires d’un enfant. Dans certains cas, il est également possible d’obtenir des fonds gouvernementaux supplémentaires grâce au Bon d’études canadien et à la Subvention canadienne pour l’épargne-études.
Si vous recevez des fonds remboursables, vous devrez rembourser les sommes empruntées avec intérêts. Ces options comprennent :
- les marges de crédit étudiantes, qui vous permettent d’emprunter ce dont vous avez besoin (jusqu’à concurrence d’un plafond établi) et de ne payer des intérêts que sur le montant réellement utilisé. Une marge de crédit peut être particulièrement utile comme solution de rechange si vous disposez déjà d’autres revenus, par exemple ceux provenant d’un emploi.
- Pratiques et largement acceptées, les cartes de crédit ne devraient être utilisées qu’en dernier recours en raison de leurs taux d’intérêt très élevés.
- Entre les frais de scolarité, les manuels, le logement et les dépenses courantes, les coûts peuvent rapidement s’accumuler. Heureusement, les étudiantes et étudiants canadiens disposent de nombreuses options de financement, dont certaines sont même gratuites. Une bonne planification peut faire toute la différence. Considérez donc cet exercice comme votre premier devoir de l’année scolaire.
Cet article traduit de l'anglais a été rédigé par Keph Senett de MoneySense et sa publication a été autorisée par le réseau d’éditeurs DiveMarketplace d’Industry Dive. Pour toute question sur les droits de reproduction, veuillez écrire à legal@industrydive.com.