Comment paie-t-on en moyenne pour ses études universitaires au Canada?
Les études postsecondaires peuvent coûter cher et leurs coûts continuent d’augmenter graduellement chaque année. Si vous ou vos enfants prévoyez de poursuivre des études postsecondaires, il est judicieux de planifier le tout. En épargnant tôt et en profitant de toutes les options de financement offertes, vous pouvez couvrir les coûts des études supérieures avec davantage de certitude.
Voici tout ce que vous devez savoir sur le coût des études postsecondaires au Canada et la façon dont vous pouvez bonifier votre épargne-études.
Dans cet article
Combien coûtent les études postsecondaires au Canada?
Au Canada, le coût annuel des études varie généralement entre 2 500 $ et 11 400 $ selon l’école et le programme. Au cours d’un programme de premier cycle de quatre ans, les dépenses peuvent s’accumuler. Voici un aperçu des frais de scolarité moyens des personnes aux études à temps plein par province :
Province |
Frais de scolarité moyens (2025/2026) |
Colombie-Britannique |
6 862 $ |
Alberta |
8 067 $ |
Saskatchewan |
9 863 $ |
Manitoba |
5 993 $ |
Ontario |
8 958 $ |
Québec |
3 963 $ |
Nouveau-Brunswick |
9 938 $ |
Île-du-Prince-Édouard |
8 191 $ |
Nouvelle-Écosse |
9 988 $ |
Terre-Neuve-et-Labrador |
3 746 $ |
Remarque : Les Canadiens et Canadiennes aux études qui ne résident pas au Québec doivent payer des frais supplémentaires pour étudier dans cette province.
En plus des frais de scolarité, vous devez également tenir compte du logement, de la nourriture, du transport et des fournitures scolaires. Ces dépenses peuvent être plus élevées que ce à quoi vous vous attendez, d’où l’importance de planifier. Comprendre le coût total peut aider les familles à se fixer des objectifs réalistes et à éviter les mauvaises surprises.
Par exemple, voici ce dont une personne étudiant au premier cycle d’un baccalauréat en arts (B.A.) à l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse pourrait avoir besoin lors d’une seule année scolaire :
Élément |
Coût |
Droits et frais de scolarité |
10 645,49 $ |
Livres et fournitures |
1 800 $ |
Logement hors campus |
9 600 $ |
Alimentation et épicerie |
3 200 $ |
Transport |
960 $ |
Téléphone et services publics |
1 200 $ |
Total |
27 405,49 $ |
Source : Université Dalhousie, gouvernement du Canada et gouvernement d’Halifax.
Pour de nombreuses familles, cette estimation peut être intimidante. Un diplôme de quatre ans pourrait facilement dépasser 100 000 $ lorsqu’on combine les frais de scolarité et les dépenses courantes. C’est pourquoi le recours à une seule source de financement pourrait ne pas suffire.
Quelles sont les ressources disponibles pour aider à payer les études postsecondaires?
L’idée qu’il n’existe qu’une seule façon de financer ses études universitaires est l’un des plus grands mythes. En réalité, la plupart des personnes combinent plusieurs sources de financement pour combler l’écart entre les coûts des études et l’épargne disponible. Voici les sources les plus courantes :
- Régime enregistré d’épargne-études (REEE) : Le REEE est l’une des options les plus populaires pour financer les études postsecondaires d’un enfant. En 2024, le retrait moyen d’un REEE s’élevait à 11 446 $.
- Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) et Bon d’études canadien (BEC) : En 2024, 3,1 millions de bénéficiaires ont reçu des versements de la SCEE et plus de 715 000 bénéficiaires ont reçu des versements du BEC.
- Prêts étudiants : En plus de l’épargne du REEE, de nombreuses personnes comptent sur les prêts étudiants pour financer leurs études. En date de 2020, 40 % des titulaires d’un baccalauréat avaient des prêts parrainés par le gouvernement, pour une dette moyenne de 23 000 $. De plus, 20 % des titulaires d’un baccalauréat devaient rembourser des prêts non gouvernementaux (privés), avec une dette moyenne de 24 000 $.
- Bourses d’études : En 2025, le montant moyen des bourses d’études octroyées au Canada était d’environ 2 867 $, bien que les bourses puissent varier entre quelques centaines et quelques milliers de dollars.
- Subventions et bourses : L’admissibilité à ces versements peut être fondée sur le revenu, les antécédents personnels, le domaine d’études ou d’autres critères, ce qui peut avoir une incidence sur le montant que vous recevez.
- Travail à temps partiel : Un grand nombre de personnes travaillent à temps partiel tout au long de leurs études, ce qui peut aider à compenser de nombreux coûts.
Revenons à notre exemple d’une personne qui étudie à l’Université Dalhousie, qui doit débourser 27 405,49 $ pour chaque année scolaire. Voici comment elle pourrait payer pour ces dépenses :
Élément |
Montant |
Prêts étudiants |
9 624,49 $ |
Bourses d’études |
2 867 $ |
Retraits d’un REEE |
11 446 $ |
Travail à temps partiel |
3 468 $ |
Remarque : Le montant pour le travail à temps partiel est basé sur le salaire minimum en Nouvelle-Écosse, en estimant 6 heures de travail par semaine sur une période de 34 semaines.
Stratégies pour vous aider à payer les études postsecondaires de vos enfants
Utiliser un REEE pour financer les études postsecondaires
Un REEE est un compte fiscalement avantageux qui peut vous aider à épargner pour les études postsecondaires de votre enfant tout en tirant parti des subventions gouvernementales. Les cotisations fructifient à impôt différé et les retraits sont imposés au nom de l’étudiant ou de l’étudiante, qui n’a souvent que peu ou pas d’impôt à payer puisqu’il ou elle se situe habituellement dans une tranche d’imposition inférieure.
Les REEE ont un plafond de cotisation à vie de 50 000 $ par enfant, sans limites de cotisation annuelle. Plus vous cotisez tôt, même s’il s’agit de petits montants, plus votre épargne aura de temps pour profiter de la croissance composée. Cette approche vous permet également de maximiser les avantages des subventions gouvernementales offertes dans le cadre d’un REEE. Sans compter que l’épargne du REEE peut être utilisée pour plus que les frais de scolarité et peut vous aider à couvrir plusieurs dépenses liées aux études.
En 2024, la cotisation annuelle moyenne au REEE s’élevait à 1 804 $. Même si ce montant semble peu élevé, s’il est versé chaque année avec régularité, il peut s’accumuler au fil du temps et vous aider à réduire le montant que vous devrez emprunter au moment de payer pour vos études.
Si vous avez maximisé votre REEE, un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) peut être un autre moyen utile de cumuler de l’épargne-études. Ce compte permet les gains de placement et les retraits libres d’impôt, de sorte qu’ils peuvent servir à couvrir les coûts liés aux études.
Profiter des subventions gouvernementales
L’ouverture d’un REEE pour votre enfant vous permet de profiter des subventions gouvernementales : la SCEE et le BEC. Elles sont déposées directement dans le REEE des bénéficiaires admissibles.
- SCEE – Grâce à la SCEE, vous pouvez recevoir 20 % de plus sur les cotisations annuelles que vous versez, jusqu’à concurrence de 500 $ (1 000 $ s’il y a des droits de cotisation inutilisés). Le montant maximal est de 7 200 $ à vie par bénéficiaire. Il vaut la peine de verser au moins 2 500 $ par année pour maximiser la SCEE.
- BEC – Le BEC peut aider les familles qui se situent sous un certain seuil de revenu à épargner pour les études en offrant jusqu’à 2 000 $ par bénéficiaire.
Les personnes aux études peuvent également être admissibles à la bourse d’études canadiennes pour étudiants à temps plein, qui fournit une aide financière non remboursable en fonction des besoins financiers. Lorsque vous demandez une aide financière aux études fédérale ou provinciale, votre admissibilité est automatiquement évaluée, de sorte qu’il n’y a pas de processus de demande distinct.
Même si ces montants ne couvrent pas la totalité du coût des études, ils peuvent réduire considérablement le montant qui doit être emprunté. Plus vous vous inscrirez tôt à ces subventions, plus vous aurez de temps pour faire fructifier votre argent avant que votre enfant en ait besoin pour l’école.
Envisager les crédits d’impôt et les avantages
Il existe de nombreux crédits d’impôt dont les personnes aux études peuvent tirer avantage, notamment le crédit pour frais de scolarité. Les personnes à charge qui poursuivent des études peuvent transférer le crédit à leurs parents. Cette option pourrait être intéressante si vous êtes dans une tranche d’imposition supérieure à celle de votre enfant, car cela peut vous aider à réduire votre facture fiscale globale.
Stratégies pour vous aider à payer vos études postsecondaires
Demander des bourses d’études
La plupart des bourses d’études sont généralement liées au rendement scolaire ou aux situations personnelles (p. ex., d’où vous venez, votre domaine d’études et si vos parents travaillent). Il vaut toujours la peine de présenter une demande, même si vous pensez que vos chances sont minces, car ces fonds sont souvent inutilisés en raison du manque de candidatures admissibles. Il est important de commencer à explorer vos options tôt pour vous assurer de respecter les délais et de présenter les demandes chaque année pour maximiser les possibilités.
Vérifier si vous êtes admissible à l’aide financière aux études
Les prêts étudiants gouvernementaux sont couramment utilisés pour aider à payer les études postsecondaires. Il existe des prêts fédéraux et provinciaux, de sorte que les conditions particulières du programme et des prêts dépendront de votre province ou territoire de résidence. Contrairement aux subventions, ces sommes doivent éventuellement être remboursées. Toutefois, les prêts étudiants fédéraux et certains prêts provinciaux sont exempts d’intérêts.
Les institutions financières privées offrent également des prêts et des marges de crédit aux personnes aux études. Un prêt est habituellement une somme forfaitaire sur laquelle vous commencez à payer des intérêts immédiatement, tandis qu’avec une marge de crédit, vous empruntez seulement ce dont vous avez besoin et payez des intérêts sur ce montant. Encore une fois, vous devrez les rembourser selon les règles du prêteur.
Comprendre comment votre aide financière est structurée peut vous aider à estimer vos obligations de remboursement futures et à déterminer si des sources d’épargne ou de financement supplémentaires peuvent être nécessaires.
Chercher des occasions d’alternance travail-études, de stages et d’emploi à temps partiel
Gagner de l’argent pendant vos études est un bon moyen de couvrir les coûts et de limiter le montant de la dette que vous devez assumer. Par exemple, les programmes d’alternance travail-études vous permettent de travailler périodiquement dans le cadre de votre apprentissage. De même, les stages, qui se déroulent normalement pendant l’été, vous donnent l’occasion d’acquérir de l’expérience de travail tout en gagnant un revenu. Enfin, travailler à temps partiel tout au long de l’année scolaire est un autre moyen utile de gagner un peu plus d’argent.
Envisager les crédits d’impôt et les avantages
Plusieurs crédits d’impôt peuvent vous aider à épargner de l’argent maintenant ou à l’avenir :
- Frais de scolarité admissibles – Certains frais de scolarité peuvent faire l’objet d’une demande de crédit d’impôt. Vous pouvez également les transférer à votre conjoint ou conjointe, ou à un parent, ou les reporter aux années futures lorsque l’économie en impôts pourrait être plus avantageuse.
- Frais de déménagement : Si vous devez déménager à au moins 40 km de chez vous pour des études postsecondaires à temps plein, vous pouvez réclamer les frais de déménagement sur votre déclaration de revenus.
- Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels (ACEBE) – Si votre revenu se situe sous un certain seuil, vous pourriez être admissible à des paiements de l’ACEBE. Le montant que vous recevez dépend de votre situation et sera versé trimestriellement.
- Intérêts payés sur les prêts étudiants – Si vous devez payer des intérêts sur les prêts étudiants gouvernementaux, vous pourriez être en mesure de réclamer ces montants sur votre déclaration de revenus.
En résumé
Le coût des études postsecondaires peut sembler accablant, c’est pourquoi la plupart des gens ont recours à plus d’une seule source de financement. On peut par exemple combiner l’épargne-études, les subventions gouvernementales, les bourses d’études, le revenu d’emploi et l’aide financière aux études pour rendre le coût plus abordable. Grâce à une planification réfléchie et aux conseils d’un conseiller ou d’une conseillère en placements, vous pouvez concrétiser votre projet d’études supérieures.
Questions fréquentes
Quel est le montant des frais de scolarité au Canada?
Les frais de scolarité au Canada varient selon l’école et le programme. Les frais de scolarité annuels pour les étudiants et étudiantes au premier cycle varient entre 2 500 $ à 11 400 $.
Quelles sont les options de financement les plus courantes pour les études postsecondaires?
Au Canada, les personnes aux études financent habituellement leurs études postsecondaires au moyen d’une combinaison de l’épargne d’un REEE, de prêts étudiants, de revenus d’emploi, de bourses et de subventions.
Quels programmes d’aide provinciaux sont offerts aux personnes aux études?
Il existe des programmes d’aide aux étudiants et aux étudiantes dans chaque province et territoire, comme l’Alberta Student Aid, la British Columbia Student Aid et le Régime d’aide financière aux étudiantes et étudiants de l’Ontario (RAFEO). À partir de 2026, les changements apportés au RAFEO signifient que les personnes aux études recevront plus de prêts et moins de subventions dans le cadre de leur programme financier. Les distributions spécifiques dépendront de votre institution.
Quelle est la différence entre les prêts étudiants et les subventions?
Un prêt étudiant est une dette, ce qui signifie que vous devrez éventuellement le rembourser. En revanche, il n’est pas nécessaire de rembourser les subventions.