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Se préparer à faire l’achat d’une première maison

    Rédigé par : Evelyn Kwong
    Source : The Toronto Star

Sandro a 34 ans et, contrairement à de nombreux autres millénariaux, il peut se qualifier de propriétaire d’une habitation à Toronto.

« C’est grâce à l’héritage que m’a laissé mon grand-père, car il m’aurait été presque impossible d’acheter une maison en ville », explique Sandro. « Je m’inquiète cependant de ce qu’il me faudra payer bientôt. »

Ses revenus de 150 000 $ par année, y compris ses primes à titre de directeur du marketing, son héritage récent et les économies qu’il a réalisées en demeurant à la maison l’ont aidé à payer sa mise de fonds.

« Je sais que je devrai changer mon mode de vie », dit Sandro, ajoutant que son conjoint et lui aiment bien sortir souper pour découvrir de nouveaux mets. « Nous tentons de trouver comment continuer de satisfaire notre appétit culinaire en ville, maintenant que nous sommes propriétaires. Quel serait le budget mensuel approprié? »

Lors d’une journée typique, Sandro n’a pas tendance à dépenser beaucoup pour le déjeuner et le dîner. Pour les soupers, il prend plaisir à créer de nouveaux plats à la maison, ce qui nécessite de nombreuses visites supplémentaires à l’épicerie, ou à découvrir un nouveau restaurant. Maintenant, avec ses versements hypothécaires élevés, il sait qu’il devra modifier ses habitudes.

Son objectif est de trouver un équilibre. Comment peut-il rembourser un prêt hypothécaire énorme tout en profitant des avantages de la vie urbaine?

Nous lui avons demandé de nous donner une meilleure idée de ses dépenses hebdomadaires.

L’expert Jason Heath, planificateur financier établi en Ontario, se prononce sur l’achat de la première maison de Sandro.

Sandro est enthousiaste, mais aussi craintif, à l’idée d’emménager dans sa première maison en décembre, ce qui est compréhensible. La bonne nouvelle est qu’il existe des programmes gouvernementaux pour aider à payer les frais de clôture.

Certaines provinces, dont l’Ontario, offrent une réduction sur les droits de cession immobilière aux acheteurs admissibles qui achètent une première habitation. Si leur première habitation est achetée à Toronto, les acheteurs sont également admissibles à une réduction supplémentaire. Sandro pourrait être admissible à des réductions combinées pouvant atteindre 8 875 $. Il devrait en discuter avec son avocat spécialisé en immobilier. Il pourra également demander le montant pour l’achat d’une habitation dans sa déclaration de revenus en avril à titre d’acheteur d’une première habitation. Il s’agit d’un crédit d’impôt fédéral qui peut donner lieu à un remboursement d’impôt de 750 $. Certaines provinces offrent également des crédits d’impôt provincial, mais pas l’Ontario.

Le propriétaire doit se montrer prudent avant de considérer son habitation comme un investissement. Une habitation est un lieu de vie.

Les REER, les CELI, les régimes de retraite et les immeubles locatifs sont de véritables investissements qui peuvent être utilisés pour générer un revenu de retraite. Comme Sandro touche un revenu élevé, les cotisations au REER constitueraient un bon outil d’épargne fiscale pour lui, générant des remboursements d’impôt de 43 pour cent avec un salaire et une prime combinés de 150 000 $.

Sandro et son conjoint devraient tenter de surveiller leurs dépenses et de se fixer des objectifs d’épargne et de dépenses pour leur première année d’accession à la propriété et de vie commune. Ils devraient également examiner leurs besoins en matière d’assurance invalidité et d’assurance vie et s’assurer qu’ils ont des testaments et des procurations à jour.

Finalement, Sandro a moins dépensé. Dépenses au cours de la première semaine : 406 $. Dépenses au cours de la deuxième semaine : 305 $.

Il s’explique : « J’ai dépensé environ 100 $ de moins, mais je devrai bientôt me préparer à payer plus de mille dollars toutes les deux semaines lorsque j’emménagerai », affirme Sandro.

Cette semaine, les deux conjoints ont fait l’expérience de prendre plus de repas à la maison et de préparer des repas.

« Nous envisageons de limiter nos sorties en soirée et nos soupers au restaurant à une ou deux occasions par mois », ajoute Sandro.

Points à retenir : après avoir lu les conseils de M. Heath, Sandro a entrepris de mieux comprendre ses avantages en tant qu’acheteur d’une première habitation.

« L’achat d’une maison est très complexe et si vous négligez ces détails, vous pouvez perdre beaucoup d’argent », dit-il, ajoutant qu’il a communiqué avec son avocat pour passer en revue les détails étape par étape.

Ces conseils ont également permis à Sandro de mieux comprendre comment il devrait percevoir son habitation. « Nous l’avons d’abord et avant tout considérée comme une habitation. Je me suis tout simplement laissé emporter par ces discussions sur les placements selon lesquelles les maisons sont essentiellement un moyen pour les gens de s’en sortir ».

Il pensait épargner beaucoup plus pour rénover, mais il surveillera le marché de plus près pour déterminer combien il veut investir. « Personnellement, j’aime la maison telle qu’elle est, même si certains la considèrent comme plus rustique », ajoute-t-il.

Sandro reconnaît également qu’il est incroyablement privilégié d’avoir reçu un héritage de son grand-père pour l’aider à verser une mise de fonds importante.

Enfin, Sandro et son conjoint feront de leur mieux pour surveiller leurs dépenses hebdomadaires et mensuelles en tant que propriétaires.

« Nous ne passons pas par quatre chemins. Nous sommes déterminés à changer notre mode de vie », déclare-t-il.

 

Cet article a été rédigé par Evelyn Kwong de The Toronto Star et a été autorisé légalement sous licence par le réseau d’éditeurs Industry Dive. Veuillez adresser toutes les questions sur les licences à legal@industrydive.com.




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