Comment procéder maintenant que les remboursements de prêts d’études canadiens reprennent?

Avant d’obtenir une double maîtrise en information et en études muséales de l’Université de Toronto en juin, Elizabeth Cytko se préparait à poser sa candidature à des postes dans des bibliothèques et des établissements partout au pays.

Son plan était de lancer sa carrière et de commencer à réduire ses dettes.

« Mon rêve fou était de les payer en trois ans », affirme-t-elle. « J’ai supposé que j’aurais un emploi à temps plein, mais cela ne s’est pas tout à fait matérialisé avec la COVID-19. »

La diplômée vit chez ses parents à Edmonton et suit un cours en ligne gratuit pour mieux comprendre comment gérer ses prêts étudiants fédéraux. « Pour l’instant, je vis dans les limbes. »

Elle n’est pas seule. Des milliers de nouveaux diplômés sont aux prises avec la fin du gel de six mois imposé par le gouvernement fédéral sur les remboursements et les intérêts des prêts d’études canadiens en réponse à l’éclosion du coronavirus. Le 1er octobre marque la reprise des paiements mensuels.

Les diplômés comme Mme Cytko ont toute une gamme d’options, allant du report des paiements à la gestion de ceux-ci au moyen d’un budget.

Ceux dont le revenu annuel est inférieur à 25 000 $ sont admissibles à un report jusqu’à ce qu’ils atteignent ce seuil. Ils peuvent présenter une demande dans le cadre du Programme d’aide au remboursement (PAR), qui permet également aux emprunteurs de demander un paiement réduit.

« Selon votre revenu, il se peut que vous ne soyez pas tenu d’effectuer des versements qui excèdent 20 % de votre revenu, ou même d’effectuer un versement quelconque », peut-on lire sur le site Web du programme.

Toutefois, ce n’est pas parce que vous êtes en mesure de reporter le remboursement d’une dette que vous devriez le faire.

« Attaquez-vous à cette dette du mieux que vous pouvez », conseille Keith Emery, co-PDG de Credit Canada, un service de conseils en crédit à but non lucratif.

« Un report des remboursements d’une dette, comme dans le cas du PAR, ne correspond pas à la radiation de celle-ci. Vous la mettez simplement en veilleuse, un peu comme dans le cas des promotions de type ''ne payez rien maintenant''. »

Les diplômés devraient éviter le cercle vicieux qui consiste à recourir à l’emprunt – surtout à des taux d’intérêt plus élevés – pour rembourser d’autres prêts, et devraient respecter les dates d’échéance de leurs paiements, conseille M. Emery.

« Il est important d’effectuer ces paiements pour ne pas nuire à votre cote de crédit et à votre dossier de crédit et pour ainsi jeter de bonnes bases financières », a souligné M. Emery.

Les défauts de paiement, y compris auprès du Centre de service national de prêts aux étudiants, finiront par être communiqués aux bureaux des trois grandes agences d’évaluation du crédit, a-t-il ajouté.

Les jeunes sont parmi les plus durement touchés financièrement par la pandémie. Selon Statistique Canada, le taux d’emploi des Canadiens âgés de 15 à 24 ans était de 15,3 % inférieur au taux précédant la pandémie. Cet écart est de loin le plus important parmi les groupes d’âge étudiés.

Selon une enquête menée par Statistique Canada auprès de plus de 100 000 étudiants en avril, plus d’un étudiant postsecondaire sur trois a vu son emploi éliminé ou retardé en raison de l’éclosion.

La méthode éprouvée de vivre selon un budget peut accélérer le remboursement des dettes.

« Si vous n’avez pas de voiture, si vous vivez chez vos parents… Je vous félicite. Ne laissez personne vous dire ce que vous devriez faire à cette étape de votre vie sur le plan financier. Tout ce qui compte, c’est ce qui vous convient », affirme M. Emery.

« Peut-être que vous n’allez pas manger autant au restaurant… Tout ce qui vous permettra de traverser ces temps difficiles sans vous endetter tout en continuant de rembourser vos prêts étudiants est positif. »

Le gouvernement fédéral a tendance à être plus souple concernant les plans de remboursement que la plupart des prêteurs privés, selon Doug Hoyes de Hoyes Michalos, une entreprise ontarienne d’allégement de la dette.

Ce dernier affirme qu’une bonne compréhension de votre situation financière est l’ingrédient clé pour dresser un plan qui vous permettra de régler vos dettes d’études.

« Vous voulez faire le point sur votre situation. Vous êtes censé payer 400 $ par mois, disons. Pouvez-vous vraiment vous le permettre? »

M. Hoyes recommande de prendre l’initiative et d’appeler le gouvernement.

« Vous avez le droit de prendre le téléphone et d’appeler le prêteur pour établir un plan : "Je ne peux pas me permettre de payer 400 $, mais je peux vous verser 100 $ par mois pour les six prochains mois." C’est vous qui décidez. Vous voulez prendre les choses en main. Vous ne voulez pas vous en cacher, dit-il. S’il s’agit d’un prêt d’études fédéral, ils savent où vous trouver. Tenter de se cacher n’est donc pas une bonne stratégie. »

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Cet article a été rédigé par La Presse Canadienne et a été autorisé légalement sous licence par le réseau d’éditeurs Industry Dive. Veuillez envoyer toutes vos questions sur les licences à legal@industrydive.com.


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