Frais d’entretien d’un enfant – Ce qu’il vous faut savoir après un divorce

 

Points à retenir

  • Élever un enfant peut être coûteux.

  • L’intérêt supérieur de l’enfant devrait être une priorité.

  • Évitez les litiges, pour économiser sur les frais juridiques.

 

Après un divorce, établir un budget pour l’éducation des enfants peut comporter de nouvelles complications : les revenus des parents peuvent avoir changé, la gestion de deux foyers au lieu d’un coûte plus cher et les frais de transport peuvent être plus élevés, par exemple. Il est important que les parents séparés élaborent un plan d’action qui préserve l’intérêt supérieur de l’enfant et réduise le plus possible les querelles financières.

 

Élever un enfant au Canada, combien ça coûte?

En 2011, le  magazine canadien de finances personnelles MoneySense a entrepris d’estimer le coût lié à l’éducation d’un enfant, de la naissance à l’âge de 18 ans. L’auteure, Camille Cornell, a passé des mois à éplucher des études de Statistique Canada et autres avec l’aide d’un démographe et a fini par dégager un chiffre qui a laissé pantois de nombreux Canadiens, y compris les parents qui ont élevé au moins un enfant.

Selon ses estimations, le coût total s’élève à 243 600 $, soit près de 13 000 $ par an. Le magazine a actualisé son calcul en 2015 et, corrigé de l’inflation, le chiffre s’élevait à 253 900 $, soit environ 13 300 $ par an. Le magazine a précisé que ces chiffres ne tenaient pas compte des études universitaires et autres études postsecondaires. De plus, le coût de l’éducation des enfants peut considérablement varier selon votre lieu de résidence, au Canada.

Peu importe le chiffre qui s’applique à votre famille, sachant que cinq millions de Canadiens (quatre sur dix ayant des enfants) ont divorcé ou se sont séparés au cours des 25 dernières années, les exemples ne manquent pas pour démontrer que, souvent, l’argent est un point litigieux constant pour les parents divorcés.

 

Quel est l’intérêt supérieur de l’enfant?

Les Lignes directrices fédérales sur les pensions alimentaires pour enfants établies en 1997 ont grandement réduit les désaccords entre parents et entre avocats sur ce qui constitue un coût raisonnable pour l’éducation des enfants. Ces coûts sont principalement calculés sur la base du revenu annuel du parent qui n’a pas la garde de l’enfant. Les parents qui vivaient en union libre sont assujettis aux règles relatives aux pensions alimentaires pour enfants applicables dans leur province ou territoire de résidence. Toutefois, comme les avocats et autres conseillers peuvent en attester, ces lignes directrices n’englobent pas toutes les situations, laissant la porte ouverte à l’interprétation et aux désaccords en matière de pension alimentaire.

 

Envisager un plan parental

Un plan parental est un document détaillé qui expose dans les grandes lignes la façon dont les parents s’occuperont de leurs enfants (par exemple, qui les accompagne pour l’Halloween et le partage de la garde durant les vacances et les Fêtes). Il peut aussi préciser les activités que chaque parent souhaite pour les enfants (sports d’équipe, cours de danse) et la façon dont ces activités seront financées. En mettant ces activités noir sur blanc dès le début et en faisant le point une fois par an, les parents peuvent inclure les dépenses inhabituelles dans la planification de leur budget, évitant ainsi les mauvaises surprises.

 

Éviter l’arbitrage des tribunaux

Lorsque les ex-conjoints ne s’entendent pas sur les frais engagés pour l’enfant, la question peut paraître insoluble et ils peuvent décider de s’en remettre à la décision d’un juge. Toutefois, l’argent dont les parents souhaitaient une répartition équitable risque d’être utilisé pour payer les honoraires des avocats et les frais judiciaires.

Comme l’a fait remarquer un spécialiste, imaginez si les 20 000 $ dépensés en frais juridiques avaient été consacrés au financement d’une activité dont l’enfant aurait directement profité? Les parents qui ne perdent pas de vue l’intérêt supérieur de l’enfant en cas de litige peuvent éviter des dépenses pour des activités qui ne profitent pas directement à l’enfant.



Sources :
WALLERSTEIN, Judith, et Sandra BLAKESLEE, What About the Kids: Raising Your Children Before, During and After Divorce (New York: Hyperion Press, 2003).
VAZ-OXLADE, Gail, Divorce: A Canadian Woman’s Guide (Pearson Education Canada, 2009).
MCWHORTER SEMBER, Brette, How to Parent with Your Ex: For the Residential Parent (Naperville, IL: Sphinx Publishing, 2005).
THAYER, Elizabeth et Jeffrey ZIMMERMAN, The Co-Parenting Survival Guide; Letting Go of Conflict after a Difficult Divorce (Oakland, CA: New Harbinger Publications, 2001; distribué au Canada par Raincoast Books, Vancouver).
The Real Cost of Raising Kids, MoneySense Magazine, juin 2011. (en anglais seulement)
BROWN, Mark, The Real Cost of Raising Kids: The updated figures may surprise you,” MoneySense.ca, 15 avril 2015. (en anglais seulement)

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