L’inflation a augmenté de 3,7 % d’une année à l’autre en juillet, ce qui marque la plus forte hausse depuis 2011

 

Source : La Presse Canadienne

Selon Statistique Canada, l’inflation a augmenté de 3,7 % d’une année à l’autre en juillet, ce qui marque la plus forte hausse depuis mai 2011. L’accélération de la croissance des prix touche la majeure partie des composantes de l’indice des prix à la consommation (IPC) et toutes les provinces.

Par comparaison, l’IPC avait progressé de 3,1 % d’une année à l’autre en juin. Cette accélération s’explique par la réouverture d’un nombre accru de secteurs de l’économie, qui a donné aux consommateurs plus d’occasions de dépenser.

Toujours selon Statistique Canada, la hausse sur douze mois est associée, pour certaines composantes, aux creux enregistrés il y a un an.

Les prix de l’essence, par exemple, ont augmenté de 30,9 % par rapport à juillet 2020, où l’activité commençait à reprendre pour nombre d’entreprises et de services après la première vague de la COVID-19. Compte non tenu de l’essence, l’IPC a progressé de 2,8 % d’une année à l’autre en juillet.

Les prix des biens ont grimpé de 5 %, contre 4,5 % en juin. Ceux des véhicules automobiles ont monté de 5,5 %, ce qui, selon Statistique Canada, est en partie attribuable à la pénurie mondiale de puces à semi-conducteurs.

D’autres composantes de l’indice ont monté parce que les prix ont augmenté dans les restaurants, pour les voyages et le tourisme, les entreprises transférant des hausses de coûts à leur clientèle et réagissant à la forte demande.

Selon Royce Mendes, économiste principal de la Banque CIBC, l’inflation pourrait rester élevée jusqu’à l’an prochain, car les problèmes d’approvisionnement risquent de persister et le variant Delta du coronavirus freine la réouverture de l’économie.

Le principal moteur de la croissance globale des prix a été le marché de l’habitation. Le coût de remplacement par le propriétaire a en effet bondi de 13,8 % d’une année à l’autre, soit la plus forte hausse depuis octobre 1987.

Les prix des aliments ont monté de 1,7 % en juillet 2021 par rapport à juillet 2020, et Statistique Canada note que ceux des aliments achetés au restaurant ont progressé de 3,1 %, leur plus forte croissance depuis janvier 2019.

L’inflation globale a dépassé 3 % un quatrième mois de suite, ce qui en fait un sujet de débat dans la campagne électorale fédérale en cours.

À l’échelle régionale, les prix ont monté plus rapidement en juillet qu’en juin dans toutes les provinces, et surtout à l’Île-du-Prince-Édouard, où la hausse d’une année à l’autre a atteint 6,1 %.

La Banque du Canada a prévenu que l’inflation risquait de se maintenir autour de 3 % cette année, au-dessus de son taux cible de 2 %.

« Il faut garder à l’esprit que ce n’est pas le type d’inflation que la Banque du Canada recherche, car ce rythme correspondrait à celui d’une économie très bien portante », a déclaré M. Mendes en entrevue.

« Or, près d’un demi-million de personnes sont toujours sans emploi, et cette situation devra se résorber avant qu’on puisse affirmer que les taux d’intérêt doivent augmenter ou qu’il faut réduire considérablement les mesures de relance. »

Selon Statistique Canada, la moyenne des trois mesures de l’inflation de base au Canada, qui sont considérées comme de meilleurs indicateurs des pressions sous-jacentes sur les prix et que surveille de près la Banque du Canada, était de 2,47 % en juillet, en hausse par rapport à 2,27 % en juin.

Cette moyenne n’avait pas été aussi élevée depuis mars 2009.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Tiff Macklem, a déclaré que la banque centrale agira pour freiner l’inflation si les pressions temporaires sur les prix persistent et semblent devenir plus permanentes. La banque pourrait notamment réduire ses rachats d’obligations ou relever son taux directeur, actuellement de 0,25 %.

« En définitive, la persistance de l’inflation dépendra des attentes et de la réponse de l’autorité monétaire », a écrit James Marple, économiste principal de la TD. 

« La Banque du Canada pourrait être disposée à tolérer une inflation plus forte tant que l’économie continue de rouvrir et de se remettre du choc sanitaire, mais elle réduira la détente monétaire en cas de pressions plus durables sur les prix. »

 

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