Comment prendre soin de vos parents vieillissants ... et de vous-même

Basé sur un article de nos partenaires américains

AOÛT 2017

middle aged woman hugging elderly woman

 

S’occuper d’un parent âgé est un acte plein de compassion, mais également une source de stress. Les répercussions émotionnelles sur tous les membres de la famille peuvent être énormes, mais pour les femmes, les conséquences financières peuvent être particulièrement lourdes. « Une femme qui devient aidante naturelle pour un parent ou un ami âgé a deux fois plus de chances de se retrouver dans la pauvreté que si elle n’avait pas assumé une telle responsabilité », affirme Cindy Hounsell, présidente de l’organisme américain The Women’s Institute for a Secure Retirement (WISER). Si elle s’absente du travail, non seulement elle perd une partie de son salaire, mais cela peut nuire à son épargne-retraite (Régime de pension du Canada (RPC), autres prestations de retraite, etc.), et à ses autres formes d’épargne, ce qui compromet son avenir financier.

Près de la moitié des aidants naturels disent souffrir d’un stress émotionnel élevé1. Quelles mesures les femmes peuvent-elles prendre pour veiller à leur bien-être tout en prenant soin des autres? S’occuper d’un proche vieillissant peut facilement mobiliser toute votre énergie. Pourtant, vous pouvez prendre des mesures pour protéger vos finances et votre retraite. De plus, parce que les femmes ont une espérance de vie plus longue, chaque dollar compte.

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Comprendre l’incidence à long terme

« Pour de nombreuses femmes, la diminution des cotisations versées dans un régime de pension ou un autre instrument d’épargne-retraite est le résultat d’une réduction des heures de travail ou du nombre d’années passées au sein de la population active, explique Suzanne Schmitt, vice-présidente, Engagement des familles chez Fidelity. Les aidantes naturelles sont susceptibles de quitter la population active pendant 12 années, en moyenne, pour élever leurs enfants et s’occuper d’un parent ou ami âgé. »

Les femmes entrent dans la population active et en sortent plus souvent que les hommes, généralement pour prendre soin de leurs enfants ou de leurs parents. D’autres trouvent des moyens d’aménager leurs conditions de travail; par exemple, elles commencent plus tard ou finissent plus tôt, demandent une réduction de leurs responsabilités, optent pour le temps partiel ou un horaire réduit, lorsque cela est possible. Cela peut entraîner une baisse de salaire, une perte de revenus et un accès plus limité aux promotions. Tout cela s’accumule. Prenons cet exemple, aux États-Unis : Laura, âgée de 56 ans, a quitté un emploi dont le salaire annuel s’élevait à 70 000 $ pour prendre soin de sa mère pendant trois ans. Cela lui a coûté 287 000 $ en salaire et 63 000 $ en prestations de la sécurité sociale des États-Unis, pour un coût total de 350 000 $2

Au Canada, la situation est très similaire. Les femmes quittent souvent la population active et, comme aux États-Unis, le prix à long terme peut être élevé. Elles perdent la possibilité de cotiser à un régime d’épargne-retraite offert par l’employeur, ainsi que les cotisations versées par l’employeur. Ces absences répétées peuvent aussi entamer considérablement les prestations du RPC.

Si vous prenez soin d’un parent vieillissant, que faire pour atténuer l’incidence de ces changements financiers?

Étudier toutes les options permettant de continuer à travailler

Conclusions des études réalisées aux États-Unis :

 

25 % pourcentage de baby-boomers qui s

Parce que quitter son emploi signifie non seulement perdre son salaire, mais aussi ses avantages sociaux, essayez de continuer à travailler au moins jusqu’à ce que vous ayez droit aux prestations du régime de retraite ou de participation aux bénéfices de votre employeur.  Peut-être pourrez-vous réduire vos heures, mais veillez à accumuler suffisamment de temps de travail pour conserver vos avantages sociaux et vos cotisations de retraite. De plus, consultez le ou la responsable des Ressources humaines pour savoir si votre employeur offre des services aux employés qui sont également des aidants naturels.

Renseignez-vous auprès de votre collectivité sur les services qui pourraient vous aider à concilier votre emploi et vos responsabilités d’aidante naturelle.

Si vous êtes en mesure de travailler encore quelque temps, participez pleinement au régime d’épargne-retraite de votre employeur et profitez, le cas échéant, de la cotisation de contrepartie.

Si vous devez quitter votre emploi afin de devenir une aidante naturelle à temps plein et si vous êtes mariée ou en union de fait et avez le soutien de votre conjoint ou conjoint de fait, profitez du REER de conjoint pour continuer à accumuler votre épargne-retraite. Versez la cotisation maximale dans ces comptes, si vous le pouvez.

De plus, si vous vous occupez d’une personne à charge âgée, vous avez peut-être droit aux différents crédits d’impôt fédéraux et(ou) provinciaux pour aidants naturels. Faites appel à votre conseiller fiscal, qui prendra en compte tous les aspects de votre situation, y compris vos objectifs et votre situation fiscale.

Veiller à ne pas en prendre trop sur ses épaules

Dans l’ensemble, les hommes et les femmes s’occupent de leurs parents à parts égales. Toutefois, selon une étude menée aux États-Unis par MetLife3, les femmes ont tendance à participer physiquement alors que les hommes apportent généralement une aide financière. La différence réside dans les conséquences financières à long terme auxquelles les femmes sont confrontées.

Par exemple, une femme qui apporte une aide plus concrète sera probablement la première personne à remarquer qu’il faut racheter des suppléments nutritionnels ou que le parent âgé va avoir besoin d’un déambulateur. Dans ce cas de figure, il est naturel de puiser dans votre propre portefeuille pour couvrir les coûts. Pourtant, selon l’étude de MetLife, ces menues dépenses peuvent atteindre 12 000 $ par an, en moyenne, ce qui peut éroder considérablement les fonds disponibles pour votre épargne-retraite.

« Ne jouez pas les héroïnes, conseille Mme Hounsell, de WISER. Demandez à vos frères et sœurs de participer financièrement ». Adressez-vous à un conseiller financier pour établir un budget qui tiendra compte des soins actuels et futurs, ainsi qu’un système d’enregistrement de tous les coûts, afin d’éviter les querelles familiales.

Prévoir du temps pour soi

Une étude réalisée par la National Alliance for Caregiving, un organisme américain de soutien aux aidants naturels, révèle qu’en moyenne les aidants naturels adultes consacrent près de 19 heures par semaine à leur rôle d’aidant, soit près de trois heures par jour4.

Il est donc important de prendre soin de votre santé. Cela est d’autant plus vrai pour les femmes, qui sont plus susceptibles que les hommes de ressentir le stress émotionnel lié au rôle d’aidant, selon l’étude de la National Alliance for Caregiving. Le stress peut nuire à votre santé mentale et physique, à votre productivité au travail, et avoir des répercussions regrettables sur votre santé financière.

Même si les femmes sont naturellement portées à faire tout leur possible pour leurs proches âgés, la règle qu’elles doivent avoir à cœur  est celle-ci : commencer par prendre soin de soi, ce qui permettra de mieux prendre soin des autres.

Conseil : Sachez à quel moment il faut intervenir. « Généralement, les enfants interviennent lorsque leurs parents ont 75 ans, souvent lorsqu’un proche a demandé directement une aide financière, lorsque la santé des parents devient un facteur important ou lorsque l’on observe un changement dans la capacité des parents à gérer les tâches quotidiennes », explique Mme Schmitt. 

 


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1. Cet exemple provient d’une source américaine, National Alliance for Caregiving, Caregiving in the U.S. Report, juin 2015.

2. Cet exemple provient des États-Unis; il est fondé sur les prestations offertes aux États-Unis. Laura possède plus de 35 années de revenus d’emploi assujettis aux cotisations versées au titre de la sécurité sociale. Toutefois, ses 35 années d’emploi les mieux rémunérées, qui ont été utilisées pour déterminer sa prestation de sécurité sociale, comprennent les trois années durant lesquelles elle a été aidante à temps plein. Cela a entraîné une perte de revenus d’environ 225 000 $, soit trois années de son dernier salaire de 70 000 $ et une augmentation salariale annuelle de 3,5 % (selon le mérite et pour compenser l’inflation). Laura avait prévu de revenir sur le marché du travail à peu près au salaire qu’elle gagnait avant de s’absenter. L’interruption de trois années a également entraîné une autre perte de revenus, qui s’élève à 62 000 $ par année d’emploi restante, attribuable à la baisse de salaire due à l’interruption de carrière. Pour ce qui est de la sécurité sociale, les trois années pendant lesquelles elle n’a pas gagné de revenus et les sept années durant lesquelles elle a touché un salaire moins élevé ont entraîné une baisse des gains mensuels indexés moyens calculés par la Social Security Administration pour Laura. Laura a versé moins de cotisations au titre de la sécurité sociale au cours de ses 35 années d’emploi les mieux rémunérées que si elle n’avait pas eu d’interruption de carrière. Par conséquent, au cours des 25 années projetées, elle recevra une prestation mensuelle de sécurité sociale moins élevée. La perte cumulative de prestations de sécurité sociale est estimée à 63 000 $.

3. Caregiving Costs to Working Caregivers, enquête sur les coûts assumés par les aidants naturels réalisée par la MetLife en 2011.

4. Cet exemple provient d’une source américaine, National Alliance for Caregiving, Caregiving in the U.S. Report, juin 2015.

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