Le Maroc, nouvelle plaque tournante de l’industrie automobile?

Adam s’intéresse à la croissance de la production automobile au Maroc, pays d’Afrique du Nord situé à seulement 15 kilomètres de l’Europe et qui entretient de bonnes relations commerciales et des liens historiques avec l’UE.
 
Adam Kutas | Gestionnaire de portefeuille
 
Août  2017

Le mois dernier, je me suis rendu au Maroc. Cela faisait un certain temps que je n’étais pas allé dans ce pays d’Afrique du Nord et, après quelques rencontres avec des banques marocaines à Londres, j’ai décidé de partir à la recherche de nouvelles idées.

Pour ce qui est des perspectives du pays, le principal changement est la croissance du secteur de la production automobile au niveau national. Comme on le voit dans le Tableau 1, le Maroc a plus que triplé sa production automobile en seulement quatre ans, grâce aux investissements réalisés par plusieurs constructeurs automobiles français. Ces sociétés ont investi après que le gouvernement a amélioré les infrastructures, les ports et le système ferroviaire du pays pour mettre à profit ses bonnes relations commerciales et ses liens historiques avec l’UE.

On observe des investissements dans le secteur automobile d’autres pays similaires, comme la Turquie (du fait de sa proximité) et d’autres régions d’Afrique du Nord. De ce fait, la part de la production réalisée dans les pays du Moyen-­Orient et d’Afrique du Nord augmente par rapport à la part réalisée dans le reste de l’UE, comme le montre le Tableau 2. Cette tendance est similaire à celle observée (et toujours présente) en Amérique du Nord lorsque la production automobile s’est déplacée, quittant les régions où les coûts étaient élevés comme le nord des États-Unis pour s’installer dans le sud des États-Unis (ainsi qu’au Canada et au Mexique) (voir le Tableau 3).

D’après mes observations, le meilleur moyen d’émerger pour un pays sous-développé consiste à exporter des produits manufacturés dont les prix sont établis en dollars américains. Donc, potentiellement, si l’économie marocaine, actuellement centrée sur l’agriculture et les matériaux, s’oriente vers le secteur manufacturier, elle pourrait commencer à progresser sur la courbe de développement. Cela aurait une incidence positive sur les revenus des consommateurs, sur la demande de crédit et sur la croissance du commerce de détail formalisé.

Outre les occasions offertes par le marché intérieur, de nombreuses entreprises marocaines investissent dans des pays francophones d’Afrique de l’Ouest, car de nombreuses sociétés mondiales se sont départies de certaines activités après la crise financière mondiale de 2008. Comme nous l’avons déjà mentionné dans plusieurs billets, une tendance que nous suivons de près est l’implantation de sociétés sud-africaines dans le reste de l’Afrique, l’objectif étant de profiter d’un coût du capital moins élevé et de flux de trésorerie disponibles abondants dans leur marché intérieur. Toutefois, cette tendance visait principalement les pays africains anglophones (p. ex. le Kenya, le Nigeria, la Zambie, le Botswana, la Namibie, etc.). Du fait de leur héritage bilingue (arabe et français), les entreprises marocaines investissent dans des pays francophones comme le Cameroun, la République du Congo, le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Même s’ils ne représentent que 15 % à 20 % des revenus des entreprises marocaines, ces investissements constituent une occasion de croissance structurelle à long terme dans un contexte de concurrence minime, et donc des rendements potentiellement plus élevés.

Enfin, comme les entreprises marocaines sont ignorées de la plupart des investisseurs et que leurs valorisations sont conformes aux moyennes historiques, j’ai pu dénicher, dans les secteurs de la banque et de l’habitation, quelques actions intéressantes qui satisfont à mes critères de placement pour les portefeuilles frontières. Toutefois, comme la croissance du secteur automobile ne fait que commencer et compte tenu des investissements en Afrique de l’Ouest, j’ai l’intention d’approfondir mes recherches et de suivre de près la montée de ce pays frontière situé à seulement 15 kilomètres de l’Europe.

Merci de votre intérêt,

Adam Kutas

 

 

 

Tableau 1 – Nombre de véhicules produits au Maroc
Tableau 1 – Nombre de véhicules produits au Maroc
Source : Credit Suisse

 

 

 

 

 

Tableau 2 – Production automobile européenne : dans l’UE et au Moyen-Orient/Afrique du Nord
Tableau 2 – Production automobile européenne : dans l’UE et au Moyen-Orient/Afrique du Nord
Source : Credit Suisse

 

 

 

 

 

Tableau 3 – Production automobile américaine : dans les états du Nord et dans les états du Sud
Tableau 3 – Production automobile américaine : dans les états du Nord et dans les états du Sud
Source : Credit Suisse

 

 

 



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